belle-mère


belle-mère

belle-mère [ bɛlmɛr ] n. f.
• 1400; de belle, fém. de beau, t. d'affection, et mère
1Pour les enfants d'un premier lit, La nouvelle femme de leur père. vx marâtre. J'ai « une belle-mère, pas une vraie, une que mon père a épousée à la mairie du vingt et unième » (Queneau).
2(1538) Mère du conjoint, pour l'autre conjoint. fam. belle-doche. Des belles-mères.

belle-mère, belles-mères nom féminin Mère du conjoint. Seconde épouse du père par rapport aux enfants d'un premier mariage. ● belle-mère, belles-mères (citations) nom féminin sir James Frazer Glasgow 1854-Cambridge 1941 Le respect et la crainte avec lesquels le sauvage ignorant considère sa belle-mère sont parmi les faits les plus connus des anthropologues. The awe and dread with which the untutored savage contemplates his mother-in-law are amongst the most familiar facts of anthropology. Le Rameau d'or, XVIII belle-mère, belles-mères (synonymes) nom féminin Mère du conjoint.
Synonymes :
- belle-maman (familier)
Seconde épouse du père par rapport aux enfants d'un premier...
Synonymes :
- marâtre

belle-mère
n. f.
d1./d Mère du conjoint.
d2./d Seconde épouse du père, pour les enfants du premier lit. Des belles-mères.

⇒BELLE-MÈRE, subst. fém.
Mère par alliance.
A.— [Relativement à un des époux] La mère de l'autre :
1. Maître Jean m'a dit plus tard que ma mère ne m'aimait pas, parce que je ressemblais à sa belle-mère, Ursule Bastien, qu'elle avait toujours détestée de son vivant, et que les brus et les belles-mères se détestent toujours...
ERCKMANN-CHATRIAN, Histoire d'un paysan, t. 1, 1870, p. 500.
2. Marthe lui ayant conté ses chagrins, elle parla au prêtre en belle-mère voulant le bonheur de ses enfants, passant le temps à mettre la paix dans leur ménage.
ZOLA, La Conquête de Plassans, 1874, p. 1170.
3. Les hommes devraient donc chasser tous ces mauvais bergers, ces fauteurs de guerre intestine : les sophistes (...), les belles-mères qui attisent instinctivement la désunion conjugale.
JANKÉLÉVITCH, Le Je-ne-sais-quoi et le presque-rien, 1957, p. 184.
SYNT. Égoïste, insupportable belle-mère; future belle-mère; la domination, la jalousie, les criailleries d'une belle-mère; parlementer, se brouiller, se disputer avec sa belle-mère; rendre hommage à sa belle-mère.
B.— [Relativement à un fils ou à une fille] La femme avec laquelle son père s'est remarié. Synon. péj. marâtre :
4. Elle [l'impératrice d'Autriche] eût volontiers pris des tons de belle-mère avec Marie-Louise, qui n'était pas disposée à la souffrir, leur âge étant à peu près le même.
LAS CASES, Le Mémorial de Sainte-Hélène, t. 1, 1823, p. 414.
5. J'ai aussi une belle-mère, pas une vraie, une que mon père a épousée à la mairie du vingt-et-unième...
QUENEAU, Pierrot mon ami, 1942, p. 25.
PRONONC. ET ORTH. :[]. Au plur. des belles-mères.
ÉTYMOL. ET HIST. — 1. 1400 lat. médiév. bella mater « femme du père par rapport aux enfants qu'il a eu d'un premier mariage » (Charta, ann. 1400 dans DU CANGE s.v. : Bella-mater Michaelis Regis possidet [molendina]); 1454 belle « id. » (Lit., ann. 1454 ex. Reg. 191, ch. 21, ibid., s.v. bela-cara : Tantost après vint la Belle ou marrastre de la femme du suppliant); 1530 belle mere (PALSGR., p. 256); 2. 1538 « pour un conjoint, mère de l'autre conjoint » (EST.).
Composé de belle, terme de politesse, et de mère, le fr. mod. a éliminé la distinction entre les sens 1 et 2 qui existait en lat. (noverca; socrus) et en a. fr. (marastre au sens 1 v. marâtresuire au sens 2 dep. la fin du XIIIe s. cf. T.-L.).
STAT. — Fréq. abs. littér. :617. Fréq. rel. littér. : XIXe s. : a) 976, b) 952; XXe s. : a) 883, b) 748.
BBG. — DUCH. Beauté 1960, p. 41. — GOUG. Mots t. 1 1962, p. 152.

belle-mère [bɛlmɛʀ] n. f.
ÉTYM. 1400, au sens 2; de belle, fém. de beau, et mère.
1 (1538). Pour un conjoint, mère de l'autre conjoint. Belle-doche (argot fam.), belle-maman. || Des belles-mères. || Sa future, son ex-belle-mère. || Se brouiller, se raccorder avec sa belle-mère.
1 Un beau-père aime son gendre, aime sa bru; une belle-mère aime son gendre, n'aime point sa bru (…)
La Bruyère, les Caractères, V.
1.1 Il maintient d'une main ferme ce masque qu'il lui a plaqué sur le visage dès le premier moment, ce masque grotesque et démodé de belle-mère de vaudeville, de vieille femme qui fourre son nez partout, tyran qui fait marcher sa fille et son gendre au doigt et à l'œil.
N. Sarraute, le Planétarium, p. 52.
2 (1400, lat. médiéval bella mater). Pour les enfants d'un premier lit, la nouvelle épouse de leur père. Marâtre (vx).
2 Il n'a fait qu'obéir à la haine ordinaire
Qu'imprime à ses pareils le nom de belle-mère (…)
Corneille, Nicomède, IV, 2.
3 J'ai un papa qui me surveille. J'ai aussi une belle-mère, pas une vraie, une que mon père a épousée à la mairie du vingt et unième, mais aussi emmerdante qu'une pour de bon.
R. Queneau, Pierrot mon ami, p. 22.

Encyclopédie Universelle. 2012.